Le quartier Angliers à Laverlochère-Angliers fait face à un problème de qualité de l'eau potable depuis plus de 30 ans. Les résidents doivent régulièrement faire bouillir l'eau pour la rendre potable ou consommer de l'eau embouteillée.
En raison de la présence du roc près de la surface, les conduites d’aqueduc et les entrées de service des résidences ont été installées à faible profondeur, les rendant vulnérables au gel en hiver. Durant la saison froide, plusieurs citoyens doivent laisser couler l’eau dans leur maison pour éviter ce problème.
Des projets de construction d’une usine de production d’eau potable centralisée ont été envisagés pour se conformer au Règlement sur la qualité de l’eau potable. Cependant, avec la circulation continue de l’eau en hiver, les coûts de construction et d’exploitation d’une usine de filtration sont trop élevés. Les coûts pour installer de nouvelles conduites à une plus grande profondeur afin d’éviter le gaspillage d’eau potable en hiver sont très élevés pour environ 95 résidences, commerces, industries et institutions et nécessitent des travaux de dynamitage du roc.
Les solutions apportées
Face à l’impasse des solutions conventionnelles et sous l’initiative de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), un processus de concertation a été lancé en 2020 entre la municipalité de Laverlochère-Angliers, la direction de Santé publique Abitibi-Témiscamingue, diverses instances du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) et du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH). Ce processus visait à mettre en place un projet pilote innovant. Pour ce faire, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) a été mandatée pour diriger l’aspect technique du projet et la préparation du dossier de demande d’autorisation auprès du MELCCFP.
Les premières étapes de la concertation ont identifié comme solution potentielle l’installation de systèmes de traitement individuel dans chaque propriété desservie par le réseau d’aqueduc de la municipalité. Ces systèmes deviendraient la propriété des citoyens, qui seraient responsables de leur exploitation et entretien. De plus, un système de contournement permettrait aux citoyens de laisser couler un filet d’eau non potable pour éviter le gel des conduites.





